L’histoire drôle de la semaine : Gamekult Versus The World, acte 25, scène 3

GK

Puyo & Yukishiro de Gamekult

NB : Tout ce qui va suivre est à lire sur le ton de l’ironie. Je préfère le préciser, sait-on jamais ^^

Il m’arrive souvent d’avoir de longues discussions passionnées avec mon acolyte BennJ, co-animateur d’HCFR le Podcast JV et ami de longue date, à propos de la presse jeux-vidéo. Et ce samedi soir, telle la providence, nous avons encore eu l’occasion de débattre d’un mélodrame qui s’est joué dans le milieu de la presse jeux-vidéo française pour une histoire de photo. Vous ne connaissez pas le petit monde du journalisme jeux-vidéo français ? Bienvenue dans la meilleure tevenovelas de France…

Tout commence par un tweet de Julien Chièze, rédacteur en chef de Gameblog, grand ménestrel devant l’éternel. Dans le milieu journalistique, c’est en quelque sorte le punchingball, responsable de tous les maux de la presse, dont le vice n’a aucun égal et qu’un grand nombre de confrères seraient heureux de voir disparaitre, mais si possible après lapidation publique. Vade retro Satanas !

Si, parfois à raison, parfois à tort, il sait se faire remarquer et malgré ses capacités étonnantes à l’oral, il lui arrive d’être à côté de la plaque, il est systématiquement attaqué par un groupe non négligeable de « haters » qui adorent lui cracher à la figure. Au passage, c’est toujours l’occasion pour lui d’être au centre de ces mélo-drama, lui permettant de gagner en réputation, plus souvent mauvaise que bonne. Mais au fond, ce qu’on lui reproche tient plus de la forme, sa manière d’être et d’expliquer parfois malhabilement les choses, qu’un problème de fond.

Et à la tête de cette cabale, nous retrouvons généralement les mêmes personnages, reconnaissables facilement à leur cheval blanc et leur armure estampillée « presse libre et indépendante ». Alors eux, ils sont très très drôles, se targuant d’être à la pointe du journalisme, esquivant avec candeur les assauts répétés des éditeurs malfaisants leur proposant mots et merveilles pour réaliser previews, tests et autres joyeuseries dont les lecteurs lobotomisés sont si friands, s’érigeant ainsi en donneurs de leçons aux autres rédactions impies.

Dans la famille « modérée plus » de ces Chevaliers Blancs, on retrouve Gamekult et ses rédacteurs en chefs successifs qui depuis le départ de ses deux fondateurs, allez savoir pourquoi, se sont mis en tête de détruire Julien Chièze, en place publique, avec l’aide d’un nombre assez impressionnant de petits trolls anti-JulienC, qui n’ont d’autre passe-temps que de taper sur ce pauvre ménestrel.

D’ailleurs, revenons un peu à cette photo postée par Julien Chièze, en direct d’un restaurant au Japon, réunissant plusieurs journalistes de plusieurs rédactions de sites de jeux-vidéo, ainsi qu’un markéteux de chez Sony, le tout pour une présentation en détails des studios qui ont produit Bloodborn, nouvelle exclusivité de la Playstation 4.

Malheur, le sang du rédacteur en chef de Gamekult, Yukishiro le bien nommé, n’a fait qu’un tour. En effet, sur la photo, en face de Julien Chièze se trouve Ex-Serv, nouveau venu dans la rédaction de Gamekult. Ce sympathique journaliste au caractère bien trempé et au physique avenant, qui tranche avec l’image habituelle des rédacteurs de chez Gamekult, plutôt chétifs et physiquement désagréables, se retrouve en photo sur le net avec le diable en personne (ici représenté par le markéteux de chez Sony, ndlr) et un de ses serviteurs les plus serviles, Julien Chièze, vous l’aurez compris.

Panique à bord, il faut vite écrire un message pour expliquer que Gamekult est un site indépendant, que la présence d’un journaliste de la rédaction au Japon, tous frais payés par Sony n’est pas grave, et que tout ça est un coup fomenté par Julien Chièze, ce démon qui a pour ambition de détruire la presse libre et indépendante. Yukishiro réalise alors un post se fendant de la liberté des rédacteurs que Gamekult, face aux autres serviles rédactions vendues au Diable Sony.

yukish

Ce qui étonne, c’est cette capacité à défendre une situation commune dans le milieu de la presse spécialisée, dépendante des constructeurs et éditeurs pour réaliser des reportages souvent passionnants sur les jeux-vidéo. Il n’y a aucun mal à visiter des locaux d’un éditeur, tous frais payés par celui-ci, pour réaliser un article. En revanche, cela peut-être problématique si l’article en question est outrageusement orienté en faveur de l’éditeur, ce qui en l’espèce et à preuve du contraire, n’est pour l’instant pas le cas (l’article en question n’ayant pour le moment pas été publié).

Et c’est là où Yukishiro se plante royalement. Il ne fait ici qu’ajouter de l’huile sur le feu, en se justifiant à chaud, de manière maladroite et exagérée. L’idée même qu’un journaliste de Gamekult soit exposé tel un voleur pris la main dans le sac, alors qu’en l’état il n’y a strictement rien de grave, et faire reposer la faute sur Julien Chièze que de divulguer au monde entier que oui, Gamekult fait comme les autres, et que c’est d’une gravité extrême et qu’il faille vite publier un billet sur le forum pour dénoncer tout ça avant que l’image pure de Gamekult soit souillée…Alors que jusque-là, ça n’est pas un problème en soi, tout ceci est clairement le symbole d’une hypocrisie majeure.

C’est là qu’entre en scène la version ultra des chevaliers blancs, représentée ici par l’éminent membre de la confrérie des canards, le bien nommé Ivan le Fou, qui en profite pour se délecter de ce triste spectacle, en se targuant d’un tweet des plus ironique :

Voilà qui résume parfaitement la situation pathétique de la chose, et qui permet au joyeux monde des journalistes jeux-vidéo français de continuer leurs petites guéguerres seigneuriales, d’un nombrilisme abject, histoire de s’occuper un peu. Dommage pour les lecteurs qui subissent ces chamailleries infantiles, ineptes, assimilables à des concours de quéquettes pré-adolescente, de celui qui aura la plus grande indépendance. Sauf que messieurs, si l’indépendance est un des éléments fondamentaux de la presse jeux-vidéo, la maturité l’est également et visiblement, ça n’est pas encore ça. Alors au lieu de perdre du temps à ces petites joutes débiles, vous feriez mieux de vous concentrer sur votre travail, tout le monde y gagnerait. D’ailleurs, pour clôturer cet épisode majeur de cette tevenovelas, Julien Chièze en a profité pour poster une autre photo avec les mêmes protagonistes, histoire dire à quel point, ce drama vu du japon doit faire rire, ou pleurer, allez savoir…  

Et sinon, bon dimanche…

Et pour en débattre, rendez-vous sur le forum HCFR

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